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ZOOM SUR...VALENTIN PORTE

Valentin Porte

Valentin, c'est la preuve qu'on peut être sportif de haut niveau, international français et humble... Rester les pieds sur terre, pour lui, est une évidence.

Partons vite à la rencontre d'un homme faisant de la simplicité et de l'excellence un synonyme. 

 

Bonjour Valentin, peux-tu s'il-te-plait te présenter pour les lecteurs de la Ligue du Centre de handball ? 

 Je suis né le 7 septembre 1990 à Versailles et je suis joueur de handball professionnel aux FENIX de Toulouse (LNH) et en Equipe de France. Avant de découvrir le handball, j’ai d’abord marché dans les pas de mon père, ancien international de hockey sur gazon, en l’accompagnant sur les bords des terrains jusqu’à l’âge de 5 ans en région parisienne. J’ai découvert par la suite le handball avec le H.B.C Toury en commençant par le poste de gardien jusqu'à l’âge de 14 ans avant de finalement rejoindre le champ. 

De 2006 à 2008, j'ai rejoint le club de Chartres - Mainvilliers tout en intégrant en parallèle le pôle espoirs masculin de la Ligue du Centre de Handball situé à Chartres. 

J’ai ensuite été détecté par Alain Raynal, durant les inter-pôles, pour incorporer le centre de formation de Toulouse, club avec lequel j’ai signé mon premier contrat professionnel en 2009. 

En 2013, j'ai été appelé par Claude Onesta pour prendre part à la préparation de l’équipe de France A pour le Mondial et j'ai été retenu pour participer à la compétition derrière Luc Abalo au poste d'ailier droit. 

En 2014, j'ai été à nouveau appelé par le sélectionneur pour prendre part à l’Euro 2014 mais cette fois-ci au poste d’arrière droit ! 

 Aujourd’hui, Valentin est un joueur cadre de la LNH dont la jeunesse et la détermination font les beaux jours des FENIX de Toulouse ! Sur un plan plus personnel, Valentin est passionné par le golf qu’il pratique de manière régulière.

«Valentin Porte est un joueur franc, compétitif, généreux, avec des qualités physiques hors normes, un jeu de percussion et une pointe de fraîcheur » souligne Patrice Canayer, manager de Montpellier, club qu'il rejoindra à l'expiration de son contrat avec Toulouse, à l'été 2016.  

 

Avant d'aller plus loin dans ta présentation, es-tu bien remis de ton Championnat du Monde ?

Oui je suis bien remis, en tout cas émotionnellement.

Physiquement c’est toujours compliqué de gérer ces « après compétitions ».

 

Peux-tu présenter ton parcours handballistique en 5 évènements marquants ? 

-       En 2004 : Premier titre de champion régional avec le HBC TOURY en moins de 14 ;

-       En 2006 : Mon entrée en structure à Chartres ;

-       En 2009 : La signature à Toulouse en tant que professionnel, le rêve de toute une vie ;

-       En 2013, le 7 janvier : première sélection avec l’équipe de France A contre l’Argentine ;

-       En 2014 : premier titre de champion d’Europe.

 

Pourquoi as tu choisi le handball plutôt que le football ou le rugby par exemple ?

J’habitais en campagne et je n’avais pas vraiment le choix : c’était soit le football, soit le handball (rires).

A l’école, tous mes amis faisaient du handball donc j’ai suivi !

 

Quelles ont été tes motivations pour tenter le concours d'entrée au pôle espoirs de la ligue du Centre?

L’envie d’entrer en structure s’est faite assez tard. Au début j’étais avec mes copains, ça m’allait très bien et en grandissant mes amis ont souhaité tenter le concours. On me disait qu’on pratiquait trois heures de sport par jour en structure et j’aimais tellement le handball que je me suis décidé à y participer. 

  

Qu'est-ce que le pôle t'a apporté en tant qu'handballeur mais également en tant qu'individu ? 

En tant qu’handballeur, le pôle permet de nous familiariser avec le niveau professionnel tant au plan tactique, technique que psychologique. 

En tant qu’individu, les structures nous donnent une certaine indépendance, ça nous permet de devenir un homme rapidement (rires)... 

 

Revenons à Doha : comment as tu vécu le fait de décrocher cette 5ème étoile (L'équipe de France masculine a remporté un 5ème titre de champion du monde, un record historique dans notre discipline !) ? 

D’autant plus historique pour moi car c’est ma première étoile ! 

Etre dans cette équipe à ce moment là c’est fantastique : avoir son nom gravé dans l’histoire de l’équipe de France !

  

Peux-tu expliquer à nos lecteurs ce que tu as ressenti la première fois que tu as porté le maillot tricolore (France A) ?

Wah, beaucoup de stress, beaucoup de peur : une première dans cette équipe monstrueuse ! Mais toute l’équipe m'a mis en confiance et ça s'est bien passé. 

 

N'est-ce pas trop difficile de s’imposer dans un collectif aussi soudé et aussi expérimenté que l’équipe de France à seulement 22 ans ?

Je ne cherchais pas à m’imposer, je savais où était ma place. J’apprenais énormément avec ces grands champions, j’essayais de donner le meilleur de moi même pour montrer que j’avais le niveau. Dans un collectif tout le monde a sa place, remplaçants, titulaires... 

 

On te voit présent sur des tournois en région Centre et le moins que l’on puisse dire c’est que tu fais bonne impression par ta simplicité : à ton âge, n’est-ce pas difficile de rester les pieds sur terre ?

 Ça peut être difficile de garder les pieds sur terre à tous les âges... J’ai eu l’éducation de parents sportifs, je sais que le sport ça va très vite, on peut être d’un jour à l’autre en haut de l’affiche et être totalement oublié.   

Je ne me prends jamais la tête, et j’aime partager ces moments de handball avec tout le monde, petits et grands. 

Le handball, c’est une grande famille pour moi.

 

Quels conseils donnerais-tu aux jeunes handballeurs et handballeuses qui souhaitent marcher dans tes pas ? 

Pfiouuuu c’est toujours difficile..., chaque parcours est différent. Il faut avant tout croire en soi : si vous demandez à tous les gens de ma génération lorsque j’étais en structure, ils diront sûrement que j’étais le plus mauvais (rires) !

Mais avec tout ce qui est mis en œuvre en sport études, si on a envie, on peut réussir ! Après, je ne vis pas dans l’utopie, tout le monde ne deviendra pas professionnel car il y a beaucoup de facteurs qui rentrent en ligne de compte, mais il faut être travailleur pour réussir.

 

Et donc, ce n’était pas trop dur de voir la différence de niveau avec certains à ton arrivée en structure ?

 

Je n'ai pas vraiment de gros souvenirs de cette différence, on sait comment vit une équipe, ça se chambre... Il faut avoir un second degré assez affuté (rires), mais je ne me suis pas découragé au contraire. 

 

Si tu avais un seul souvenir à te remémorer de ton passage en tant qu'handballeur en région Centre, ce serait lequel ? 

Un seul ? C’est trop compliqué… La région Centre c’est là où tout a commencé pour moi donc j’en ai plein la tête !

 

Un dernier mot Valentin ? 

Je souhaite à tous les jeunes handballeurs de faire briller le handball et ses valeurs. 

Si vous voulez me retrouver, je serai en stage à Tours cet été pour vous perfectionner et partager...

Merci à Valentin Porte pour cet interview, bon courage pour la fin de la saison et nous lui souhaitons une bonne continuation !